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Plus efficaces et moins polluantes que les traditionnelles batteries lithium-ion, les alternatives fonctionnant avec du fluorure cumulent de belles promesses. Dans les faits, cette technologie n’est pas totalement inédite : elle existe depuis un certain moment, mais son usage était jusque-là contraignant. Plusieurs chercheurs travaillant notamment pour l’institut Honda et la Nasa ont mis au point un système qui pourrait bousculer les habitudes et rendre les véhicules électriques encore plus attractifs.

 

Une densité énergique supérieure : l’argument phare du fluorure 

Si la batterie au fluorure intéresse sérieusement les constructeurs, c’est surtout parce qu’elle se caractérise par une densité énergique supérieure à celle des batteries lithium-ion. En effet, à taille égale, le dispositif fonctionnant au fluorure offre une meilleure autonomie. En toute logique, on pourra aussi viser la même endurance avec une batterie plus petite sur les voitures en question.

Dans la conception d’automobiles électriques, la batterie reste toujours l’une des pièces les plus importantes : il faut une bonne autonomie pour soutenir les besoins des consommateurs, mais on cherche par ailleurs à réduire le poids de la pièce, parce qu’une composante trop volumineuse peut compliquer la fabrication. Sur tous ces points, les technologies au fluorure apportent une réponse intéressante aux industriels de l’automobile.

 

 

Moins de risques pour les utilisateurs et pour la planète 

Outre l’argument fort de la densité énergique, le fluorure a d’autres atouts pour séduire. Ainsi, d’après les ingénieurs travaillant sur le projet, ces pièces ne présenteraient « pas de risque de sécurité lié à la surchauffe », comme c’est le cas avec le lithium-ion.

De plus, Christopher Brooks, responsable scientifique à l’Institut de recherche Honda et co-auteur de l’étude, précise que pour fabriquer une batterie lithium-ion, on doit prélever du lithium et du cobalt. Ces procédés ne sont pas sans conséquence sur la planète : selon une étude menée en 2013 par l’EPA (Environmental Protection Agency aux États-Unis)2, l’extraction de lithium génère des problèmes d’éco-toxicité sur notre environnement, parce qu’elle implique des émissions de dioxyde de carbone (CO2).

D’autres études récentes prouvent que les ressources en lithium restent insuffisantes pour faire face à l’essor commercial des véhicules électriques. Autrement dit, la recherche d’alternatives doit être une priorité pour les constructeurs !

 

La batterie au fluorure : quel fonctionnement ? 

On connaît déjà les batteries au fluorure depuis un certain temps, mais on ne les mobilisait pas pour une raison très simple : il fallait qu’elles chauffent à 150° pour fonctionner, une condition réellement contraignante.

Aujourd’hui, les scientifiques ont développé un électrolyte liquide à base de fluorure qui tourne à température ambiante, à l’aide d’une cathode à noyau et d’une enveloppe de trifluorure de cuivre-lanthane.

Honda, la Nasa et CalTech, qui travaillent conjointement sur ce projet, en sont encore aux essais : pour l’heure, la batterie au fluorure reste un prototype utilisé uniquement dans les laboratoires. Pour autant, ces pièces qui pourraient offrir jusqu’à 8 fois plus d’autonomie que leurs concurrentes attirent naturellement les industriels, aussi bien dans l’automobile que dans l’univers high-tech.

La batterie au fluorure devra relever certains défis avant de se généraliser, car son principal ingrédient est à la fois réactif et corrosif. Elle fait partie des nombreuses alternatives qui pourraient alimenter les appareils de demain, au même titre que les batteries au sodium, également à l’étude.

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